Protéger, alerter, secourir

Méthode PAS : protéger la zone, alerter les secours, secourir les victimes.
Après un accident, il faut observer la situation, localiser précisément le lieu et vérifier immédiatement si des personnes sont en danger. L’assistance aux blessés passe avant tout.
Protéger : éviter que la situation ne s’aggrave
Même lorsqu’il n’y a pas de blessé, il faut éviter tout danger supplémentaire pour soi-même et pour les autres. Il faut chercher à limiter ou écarter le danger.
- Avertir les conducteurs qui approchent : allumer les feux de détresse et placer le triangle de danger.
- Interdire de fumer à proximité de l’accident.
- Couper le contact du moteur s’il tourne encore.
- Déconnecter éventuellement les câbles de la batterie.
- En cas de feu ou de danger d’incendie, retirer la victime du véhicule si cela est nécessaire.
- Si les vêtements d’une personne ont pris feu, l’empêcher de courir et l’étouffer avec du sable ou une couverture.
- Ne pas déplacer une victime, sauf si ce déplacement est nécessaire pour sa sécurité.
- Ne pas retirer systématiquement le casque. Si un geste vital l’exige, suivre les instructions du 112 et éviter toute mobilisation inutile de la tête et du cou.
Alerter : prévenir les services de secours
Le numéro d’urgence international 112 permet de joindre les secours. L’appel est orienté vers une centrale qui évalue l’assistance nécessaire : police, pompiers, ambulance.
- Le 112 est gratuit et peut être appelé sans crédit. Ne pas compter sur un appel sans carte SIM ; utiliser un téléphone fonctionnel ou les moyens d’alerte disponibles.
- À l’étranger, il n’est pas nécessaire d’ajouter un préfixe national.
- Si l’appel est en attente, ne pas raccrocher. Si l’appel n’aboutit pas ou renvoie une tonalité d’occupation/erreur, essayer un autre moyen d’alerte ; les consignes officielles belges prévoient notamment d’essayer le 101.
- Sur autoroute, si une borne téléphonique est disponible, il faut l’utiliser afin que la centrale connaisse immédiatement l’endroit et le sens de circulation.
Secourir : agir sur les urgences vitales
Les causes qui peuvent menacer rapidement la vie sont notamment la suffocation, l’arrêt respiratoire, l’arrêt cardiaque et les fortes hémorragies.
1. Vérifier la sécurité et la réaction de la victime. Si elle ne répond pas, vérifier sa respiration pendant au maximum 10 secondes. Une respiration anormale ou agonique n’est pas une respiration normale. Ne pas fouiller aveuglément la bouche ni tirer la langue. Suivre les instructions du 112.
2. Si la victime est inconsciente et ne respire pas normalement, suspecter un arrêt cardiaque. Appeler immédiatement le 112 sur haut-parleur ou faire appeler un témoin. Commencer sans délai les compressions thoraciques et faire apporter un défibrillateur automatisé externe (DEA).
3. Pour un adulte : compressions au centre du thorax à 100–120 par minute, profondeur environ 5–6 cm. Si vous pouvez pratiquer les insufflations, alterner 30 compressions et 2 insufflations. Sinon, pratiquer des compressions seules en continu. Utiliser le DEA dès qu’il est disponible et suivre ses instructions ainsi que celles du 112.
4. En cas de forte hémorragie, appuyer fortement sur la blessure. Couvrir la plaie avec un tissu roulé et fixer, si nécessaire, un bandage compressif.
5. Alerter et secourir sans retarder les gestes vitaux : répartir les tâches entre témoins. Si vous êtes seul avec un téléphone, appeler le 112 sur haut-parleur et suivre ses instructions pendant les soins. Continuer jusqu’au relais des secours ou selon leurs instructions.
| Étape | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Protéger | Baliser, empêcher les comportements dangereux, couper le contact, ne pas déplacer inutilement les victimes. | Éviter un suraccident. |
| Alerter | Appeler le 112 et décrire clairement l’accident et le lieu. | Faire venir l’aide adaptée. |
| Secourir | Intervenir sur les voies respiratoires, la respiration, le cœur et les hémorragies. | Maintenir les fonctions vitales. |
Règles vérifiées le 30 septembre 2026
